De tous les théories philosophiques, aucune ne décrit le bonheur avec tant de précision que ma petite expérience de ce matin. Avec modestie j'ose vous expliquer comment j'ai trouvé le bonheur, vécu le bonheur, compris le bonheur.
Ca a commencé par le sentiment de liberté dès le début de la journée, une fois que j'ai accompli la mission d’épouse et de mère dévouée en préparant les départs, les lunch boxes et les uniformes, j'ai décidé de ne plus attendre la maid et je suis partie avec une copine faire du shopping. Rien de très particulier vous allez dire mais déjà pour moi l'euphorie était ascendante car notre mission de la journée était de trouver de la viande.
On était toutes les deux en mode chasseur avec une vigilance et une précision bine dosées pour ce produit rare.
Devant la porte du petit frigo on trouve notre proie, des emballages cabossées mais contenant la précieuse texture en différentes formes (boulettes, nuggets et même des baronnets uniquement de poulet). On se jettent sur cette proie facile vous allez dire, mais pas du tout évidente dans notre environnement et l’adrénaline continue à augmenter au moment ou ma copine, déjà ancienne à Jaipur me montre le rayon yaourt. Après un mois de testes avec du lait fermenté dans la cuisine, du fromage fait maison dans des morceaux de tissus dans l'évier me voila devant un tiroir plein de nestlé à la vanille et au mango.... C’était le paradis!!!
On se dirige vers la caisse sans chercher autre chose, contentes et satisfaites pleinement. On regarde à peine à droite et à gauche sans être interpelées par d'autres produits, sans tentations inutiles sans fausses espoirs sans clichées commerciales, sans frustrations budgétaires.
C'est court, intense et claire.
A la caisse ma copine me fait un cadeau qui va me maintenir heureuse encore plus. Elle m'offre une sacoche en tissu qui m’évite d'avoir les morceau de fichu noués par les employés du super marché ou les morceaux de journal récupérés et collées sous forme de petits sacs. J'ai maintenant un vrai sac de courses joli et coloré suffisamment résistant et grand.
Ca y est, je rentre à la maison avec ce sentiment de bonheur, sans oublier à quel point c'est pourtant ridicule d’être heureux pour ça.
Cette expérience me laisse pourtant une petite pensée philosophique car je ne me souviens pas en France avoir été aussi contente à la sortie d'un supermarché même si j'avais 10 fois plus de viande,du fromage, du vin, des yaourts à milles arômes différentes et tant de produits dont j'ai déjà oublié leurs noms.
5 comments:
Comme quoi le bonheur ne tient à pas grand chose ^_^.
des bisous de la France
et oui.. le bonheur.....
ou pourrait presque dire qu'il passe par l'estomac...
acum intelegem cum am putut trai in anii 80. mica doza de fericire la iesirea din magazin cu prada in mana....inegalabil!
exact asa m-am simtit si eu...
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