Friday, January 27, 2012

Pas assez de jouets mais plus d'imagination

Les moments des bagages, surtout pour des longs voyages ou pour des déménagements sont des moments mémorables dans l'histoire de la famille Otalescu. Beaucoup d'amis et surtout nos familles peuvent en témoigner!! Le bazar, le bordel, les cartons, les chaussettes, les cassettes, les documents officiels et les brosses à dents, les montagnes de livres, les petits trains, les maquillages... tout ça dans un meli-melo inimaginable.
J'ai vu des..., non, c'est faux, j'ai entendu parler d'un certain don de l'empaquetage, du carton, de l'organisation précise des objets par couleur, taille, et utilisation, mais je n'ai jamais assisté à d'autres formes de déménagement que celui nommé tempête ou cyclone qui nous est propre.
Le dernier déménagement fut un de ces événements inoubliables, auquel nous avons survécu seulement grâce aux amis, mais surtout à Lucie et à Anne-Sophie qui, littéralement ont mis l’épaule, les bras et toute leur motivation pour nous mettre toute la maison dans des cartons de taille moyenne, les entasser dans la cave et nous livrer, légers comme des plumes, en Inde.
L'esprit d'économie des deux nous à bien libéré d'une partie du bordel qui encombrait notre maison, en jetant les flacons de camomille expirés déjà depuis notre dernier déménagement, des habits trop petits qu'on gardait juste par nostalgie, ou des pommades inutiles que nous n'avions jamais utilisés. Des sacs et des sacs sont partis à la poubelle, parfois avec une ombre de regret (inutile bien sûr) de la part du propriétaire.
Eh bien imprégnée par cet esprit d'économie et d'efficacité, j'ai décidé d'appliquer la même méthode pour trier le nécessaire et faire les valises pour un an de vie en Inde.
J'étais trop fière de mois à l’aéroport quand, avec juste une petite rocade, prévue à l'avance d'ailleurs, toutes nos affaires et même le stock de marshmallows et de carambars pour un an, sont rentrés dans trois valises. Mais bien sur deux tee-shirts pour les enfants, deux pantalons, une robe d'été pour moi et trois bouquins ne prennent pas beaucoup de place.
Maintenant je pense souvent à la cave de Lucie, avec tous nos cartons entassés dedans, je pense à mon pull noir, à mon manteau, à mes chaussures rouges achetées à Londres, aux manteaux des enfants, à notre couverture chaude, au tapis de Roumanie...
Mais, petit a petit, nous avons refait le stock et nous avons surtout improvisé et inventé pleins de choses.
Moins de ressources, mais plus d'imagination!
Ça me fait souvent revivre les moments de mon enfance, sous le régime communiste, ou on ne trouvait pas beaucoup de choses et on était obligés d'économiser les tranches de salam de Sibiu, les œufs, à coudre les habits et les recoudre si besoin, à faire des crêpes sans lait et sans œufs pendant les coupures d’électricité...
Il parait que, avec le recul, dans les yeux d'un gamin de 5, 6 ou 7 ans c'est drôle.
J'ai cette impression aujourd'hui en voyant mes enfants prendre encore plus de plaisir à jouer avec des chateaux en carton faits par papa et maman, ou improviser des concerts de seau et balai.

"Le cœur léger et le bagage mince j’étais certain de conquérir" ... Jaipur!






3 comments:

lucie said...

Beau paysage moyenâgeux, bravo !
Votre imagination otalesque avait incité vos enfants à créer des tas de jouets à partir d'objets de récupération l'an dernier, l'évolution est épatante !!
...J'ai quand même quelques pots de pommades à toi, que j'utilise avec nostalgie... Biz, Lucie

otalescu said...

:) Merci Lucica pour tout, on reste encore avec ce plaisir et on profite de plus de temps libre. Au fait c'est pas mal d’être housewife...
quand à la pommade.. c'est la camomille n’est pas???
Bizzzz!!!!

Simbad said...

la multi ani de Sf. Symeon!
de la Simina pentru Symeon